Ce sentiment d'avoir subi une perte profonde, un manque, une absence de soi-même. Ce sentiment peut être lié à diverses expériences : le décès d'un être cher, un divorce, un déménagement, une rupture d'une relation importante, une perte d'emploi, ou même un changement profond dans la vie. La perte peut toucher l'identité, les sentiments, les projets, ou encore la vision de soi.

La phrase "J'ai perdu une partie de moi" est une expression courante qui reflète un sentiment d'épuisement, de vacuité, de perte de sens. Ce sentiment peut être associé à différentes situations :

  • Perte d'un être cher : Le décès d'un parent, d'un conjoint, d'un ami, ou d'un animal de compagnie peut laisser un vide immense et le sentiment de ne plus être la même personne.
  • Rupture d'une relation : Le divorce ou la rupture d'une relation amoureuse peut entraîner une perte d'identité, de sens et d'espoir.
  • Changements de vie importants : Le déménagement, le changement d'emploi, ou la perte d'une activité qui était importante peuvent aussi laisser un sentiment de perte.
  • Trauma : Un événement traumatique peut laisser des séquelles psychologiques et le sentiment de ne plus être soi-même. 
  • Perte de sens : Le sentiment de perdre la raison de vivre, de ne plus trouver de sens à ses actions. 
  • Addiction : Le lien avec les non-dits coincés dans la mémoire du corps dont l'âme tente désespérément de combler un vide et d'échapper à une douleur non nommée.
  • Incarcération : L'isolement et l'éloignement des siens font perdre tous repères et emmènent les détenus vers une perte d'identité absolue.

Il est important de reconnaître et d'accepter ce sentiment de perte. Voici quelques conseils :

  • S'exprimer :
    Parler à un proche, à un thérapeute, ou écrire un journal peut aider à verbaliser ce sentiment et à mieux comprendre.
  • Prendre soin de soi :
    Se reposer, faire des activités qui plaisent, se nourrir sainement et pratiquer une activité physique régulière peuvent aider à se sentir mieux.
  • Rechercher du soutien :
    Se rapprocher de groupes de soutien ou d'associations qui peuvent offrir un soutien émotionnel et pratique.
  • Rechercher de nouveaux sens :
    Découvrir de nouvelles passions, se fixer de nouveaux objectifs, ou s'engager dans des activités qui ont du sens peuvent aider à reconstruire une identité et à trouver un nouveau sens à la vie.
     

« J’ai dû prendre ma survie en main »

 

« Comment ai-je pu survivre pendant trente ans à ce traumatisme et à tout ce qui en a découlé ? À cette enfance avec des parents défaillants, à ce viol, à 13 ans, par le photographe David Hamilton, au besoin éperdu d’être serrée dans des bras, à la surmédiatisation. Avec le recul, je pense que je suis née avec une joie de vivre qui ne s’est jamais éteinte. Surtout, j’avais la chance d’avoir un grand-père que j’adorais et qui m’adorait. J’ai compris des années plus tard, grâce à Boris Cyrulnik, qu’il a été mon tuteur de résilience. J’ai dû prendre ma survie en main. Je me suis demandé comment consoler la petite fille traumatisée qui était en moi. Cela a nécessité des heures de réflexion dans la solitude. Et de nombreuses séances de thérapie. J’ai fini par couper les ponts avec ma famille, j’ai quitté la télé, j’ai rompu avec des relations toxiques, je me suis mise à écrire et j’ai raconté le viol dont j’ai été victime. Cela m’a pris sept ans. Mais, quand ma parole a été entendue et que d’autres victimes de David Hamilton m’ont contactée, j’ai eu le sentiment d’être arrivée au bout de mon chemin de résilience. On n’en finit jamais avec de tels traumatismes, on continue de vivre avec, mais ils ne vous menacent plus. » Isabelle Duriez



Cet ouvrage fascinant explore l'impact des traumatismes sur le corps et comment ces souvenirs peuvent influencer notre bien-être

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